UN NOUVEAU PARADIGME POUR LA PSYCHOTHERAPIE

Les conditions nécessaires à une psychothérapie utile, efficace et durable dépendent d’abord des qualités humaines du psy. Ce qu’il est, sa compétence d’empathie, d’accompagnement, de bon sens, sa capacité d’analyse, de confrontation bienveillante. Tous ces ingrédients sont essentiels pour aider un patient à dépasser les évènements douloureux de son passé et les fixations qui en ont découlé. Pour cela, il y a bon nombre de techniques qui apportent une aide utile et pertinente selon le besoin du patient.

Des résultats difficilement prévisibles Les résultats de la psychothérapie sont néanmoins difficilement prévisibles car le professionnel n’a pas à sa disposition de théorie qui soit capable :

- De décrire les dénominateurs communs au corps et à l’esprit ; comment prédire l’impact d’une parole sur le corps si on ne connait pas où et comment se fait la jonction corps esprit, ou comment en soignant le corps, on change les représentations mentales ?.

- D’identifier ce qui relie les humains entre eux.

La nécessité d’un nouveau paradigme

Les approches psycho-dynamiques, cognitives, comportementales, et émotionnelles ont chacune leur intérêt, évidemment. Elles restent néanmoins dans le référentiel causal. Hors, le psychisme n’est pas régit uniquement par la logique causale comme celle qui nous a permit de comprendre le monde matériel qui nous entoure. Le psychisme appartient au monde immatériel quantique, indéterminé par nature et donc non sujet à des prédictions spécifiques comme on peut le faire dans le monde matériel. Le monde quantique est indéterminé et inconcevable pour une grande part.

La physique quantique a développé les concepts capables de rendre compte de la transmission psycho généalogique. Cette notion de transmission est désormais acquise. Néanmoins, nous ne savons pas comment elle s’opère, ni comment se défaire de manière construite, durable et prévisible de ses aspects néfastes.

Dans ces conditions, le travail de psychothérapie reste aléatoire

L’AXIOME CULTUREL ACTUEL

La compréhension ou le sens donné, est un processus qui s’est élaboré au cours de la croissance d’un individu. De l’être unicellulaire à l’embryon et bébé humain, une réaction instinctive est d’abord biologique. Par exemple, le poussin, pour sortir de l’œuf doit casser la coquille avec son bec. Cette tâche développementale est inscrite dans la programmation génétique.

Modèle et Analyse POEM © Concept déposé à l’INPI 1998, et 2008 Toute reproduction de cet article est strictement interdite sans l’accord écrit de Francis BUSSAT 2 Le débat traditionnel concernant « l’inné et l’acquit » place l’instinct dans « l’inné. Le psychisme est une réalité psycho biologique qui nous est donnée par la Création, donc inné par définition. Par contre, les évènements mentaux qui le composent sont eux, spécifiques à chacun.

Ils expriment soit :

  • une réalité psychique de notre réalité biologique relative à l’expression de nos pulsions instinctives et ontologiques (comme le désir de croissance, la curiosité, la recherche d’attachement, l’envie d’apprendre etc …)
  • soit une réalité psychique relative à notre relation et réaction adaptative à l’environnement.

Ainsi, le contenu psychologique du champ psychique à deux sources :

  1. L’une, le psychisme, traduction de notre réalité biologique ontologique en une réalité psychique accessible à notre conscience selon notre stade de développement.
  2. L’autre, la traduction psychique de notre faculté adaptative bio-logique (la « logique » biologique et émotionnelle du vivant) issue de notre libre arbitre.

La compréhension, ou le sens donné, est un processus qui s’est élaboré au cours de la croissance d’un individu. De l’être unicellulaire à l’embryon et bébé humain, une réaction instinctive est d’abord biologique. Par exemple, le poussin, pour sortir de l’œuf doit casser la coquille avec son bec. Ce comportement est instinctif. Il est inscrit dans la programmation génétique.

Par ailleurs, l’axiome principal des psychothérapies actuelles, a été clairement cristallisé par jean Paul Sartre. Il énonce : « L'important n'est pas ce qu'on fait de nous, mais ce que nous faisons nous-même de ce qu'on a fait de nous » L'Être et le Néant [1943].

En d’autre termes, de ce point de vue 

TOUT CE QUI SE PASSE DANS MA TETE EST DE MON FAIT 
Je suis créateur de mes pensées et responsable de mes actes.
Le corolaire qui en découle : « Je suis le créateur de mes somatisations, je peut donc m’en guérir ». 

Cette conception de la psychothérapie est reprise dans l’ensemble des psychothérapie actuelles, étayées par une logique causale telle que : J’ai un problème de surpoids, de diabète, un problème financier, un problème de couple, …. parce que

  • J’ai vécu tel traumatisme …
  • Mes parents ont été trop …. pas assez…. avec moi 
  • je crois que mon père préfère mon frère, ma sœur …
  • Dans ma famille les hommes ont toujours été …
  • J’ai toujours ce genre de comportement … 
  • J’ai refoulé beaucoup d’émotions …

En d’autres termes, il est cherché 

  1. une cause historique à mon problème, et / ou 
  2. Une interprétation psychologique limitante, expliquant ma responsabilité dans le problème. 

Il est fréquemment proposé une approche volontariste qui ne tient pas compte des dimensions biologique et quantique de notre constitution. 

Certains pourraient dire : « Il suffirait sans doute de quelques séances d’hypnose, de PNL, d’EMDR, d’EFT, d’AT, de Gestalt, de Bioénergie, etc, etc …

Traditionnellement, pour le professionnel, la solution est de changer de croyance, d’exprimer ses émotions ou de décider de changer de comportement, ou de prendre conscience du sens, du pourquoi historique, psycho généalogique ou interprétatif de ma difficulté à vivre comme je le souhaite.

Lorsque les changements attendus ne sont pas au rendez vous, il est trop fréquemment postulé que le patient a un intérêt psychologique à ne pas changer, qu’il préfère se contenter de bénéfices secondaires ou qu’il se complait dans sa souffrance. Qu’il a un investissement dans ses résistances etc … 

Les théories psycho dynamiques notamment postulent qu’en découvrant le sens du symptôme, du comportement, de la somatisation, le problème s’en trouvera résolu. Parallèlement, il y a toute sortes de tentatives d’associer les neurosciences à la pratique psychothérapeutique. Cependant ces recherches ne s’appuient que sur des liens empiriques avec la biologie : Les corrélations statistiques ne sont ni des « preuves » ni des liens conceptuels. 

Néanmoins, Il ne faut pas minimiser l’importance des contributions scientifiques significatives que certaines approches font à la psychothérapie. Elles s’appuient toutes cependant sur le modèle causal. En fait, dans l’ensemble de ces approches, le rôle de l’environnement est minimisé, au profit d’une notion mettant en avant la nécessité pour le sujet à vouloir conduire sa vie autrement. Mais force est de constater que la médecine traite la maladie du corps sans prendre en compte la réalité des mécanismes de défenses psychologiques. Tout comme les psychothérapeutes visent le traitement de la douleur psychique et émotionnelle, sans faire référence aux fonctions biologiques fondamentales sousjacentes.

Si nous « traitons » le psychisme sans tenir compte de la réalité des liens qu’il entretient avec le corps, notre travail tient plus de l’incantation que d’une démarche fiable, véritablement construite. 

En fait, la difficulté en psychothérapie, réside dans le fait que le monde matériel de la biologie et le monde immatériel qu’est le psychisme ne sont pas de même nature. Ils ne partagent pas le même référentiel, ne sont pas régit par les mêmes lois, même s’ils ont la même source. Avant de découvrir l’existence des molécules, il a fallut en concevoir l’existence. Pour savoir de quoi est fait le psychisme, il faut concevoir ce qu’il y a de commun au corps et à l’esprit.

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