Joyeuses Impertinences

les Impertinences.

Une vie de recherche est une vie de passion. L’esprit de la physique quantique nous invite à revoir avec humour nos certitudes de toujours. Les impertinences en sont le fruit, à gouter, à savourer et toujours à garder comme une possibilité, jamais comme une vérité au point que nous y serions emprisonnés.

 

La distance qui nous sépare de la joie est continue, prise d'une tête.
Elle n'est que d'un saut, vue d'en haut.
                                                                                 proverbe quantique


Impertinence 1

JP SARTRE, LA CULTURE « PSY » ET LA PHYSIQUE QUANTIQUE OU

LE MYTHE DU LIBRE ARBITRE

Même s’il est vrai que nous avons beaucoup plus de choix que ce que nous le croyons, NOUS NE SOMMES PAS DE CEUX QUI PENSONS QUE TOUT EST POSSIBLE.
 Notre matérialité, notre environnement familial, social, économique, culturel exercent nombres de « contraintes » sur notre psychisme auxquelles nous ne pouvons nous soustraire. Nous avons certes le choix de nos adaptations, ENCORE FAUT-IL QUE NOUS AYONS CONSCIENCE DES LIMITES À NOTRE LIBRE ARBITRE.


Le postulat culturel et psychologique énoncé par JP Sartre stipule :

« L'important n'est pas ce qu'on a fait de nous, mais ce que nous-mêmes nous faisons de ce qu'on a fait de nous. » (Saint Genet, comédien et martyr 1952).
Même s’il est vrai que nos interprétations déterminent notre caractère, ce que nous devenons, nos représentations mentales sont en partie intriquées à celles de nos parents et/ou autres personnes significatives.

 

Selon la physique quantique, l'état quantique de deux objets ayant été en interaction, doit être décrit globalement, sans pouvoir séparer un objet de l'autre, bien qu'ils puissent être spatialement séparés.
Lorsque deux systèmes - ou plus - sont placés dans un état intriqué, il y a des corrélations entre les propriétés physiques observées des deux systèmes qui ne seraient pas présentes si l'on pouvait attribuer des propriétés individuelles à chacun des deux objets S1 et S2. En conséquence, même s'ils sont séparés par de grandes distances spatiales, les deux systèmes ne sont pas indépendants et il faut considérer {S1+S2} comme un système unique.


Qui y a t-il de plus intriqué qu’une mère et sont enfant à naitre ? Deux psychismes distincts en interaction permanente pendant 9 mois, et toute la petite enfance ! La dépendance perdure en principe jusqu’à l’âge adulte.

Ainsi, ce n’est pas tant la décision prise par l’enfant qui fige une attitude. C’est l’état psychique - l’intention et l’émotion - de la personne ayant « autorité », couplé à la réaction émotionnelle de l’enfant dépendant qui crée un système unique qui devient fixation (S1 + S2).

La question est de connaitre les conditions dans lesquelles il est possible à l’enfant de s’extraire de l’intrication d’avec sa mère, son père et autres personnes significatives.

Plus exactement, le « caretaker », est en position d’autorité sur une personne dépendante. Il exerce une « emprise » nécessaire pour « tenir » l’enfant, lui donner un cadre et le soutenir dans sa croissance. Mais l’humain étant ce qu’il est, le cadre et le soutien sont « contaminés » de souffrances, de préjugés, de carences, de limites inadéquates ou de pathologies plus ou moins handicapantes. Ainsi, ce qui tient la relation c’est la « force » exercée par le parent « tenant » à son enfant qui est à priori, et par nature supérieure à celle de l’enfant « tenant » à son parent.

C’est donc au champ psychique exerçant « l’autorité » qu’appartient la « décision » de « lâcher » ce control inadéquate. La question est de savoir comment !

L’approche POEM propose à la fois une conception du traitement de l’intrication et surtout une procédure d’intervention qui a fait ses preuves.

 

Impertinence 2

LA RESTAURATION DES LIENS CORPS ESPRIT

NOUS SAVONS QUE LE PSYCHISME AFFECTE LE CORPS
TOUT COMME LE CORPS AFFECTE LE PSYCHISME,
MAIS NOUS NE SAVONS PAS VRAIMENT COMMENT !

La grande carence conceptuelle de notre métier c’est de ne pas avoir de conception unifiée de la relation corps/esprit.
En travaillant sur le corps on espère améliorer le moral, en travaillant sur le psychisme on espère améliorer la santé.


Si nous « traitons » le psychisme sans tenir compte de la réalité des liens qu’il entretient avec la biologie et l’environnement, notre travail tient alors plus du vœu pieux, que d’une démarche véritablement logique et cohérente.

 

Impertinence 3

LES TECHNIQUES TRADITIONNELLES DE LA PSYCHANALYSE

Si la théorie psychanalytique porte en elle une réelle richesse conceptuelle novatrice au début du siècle dernier, les résultats obtenus grâce à la psychanalyse sont longs à obtenir.
Il n’est pas rare d’être en psychanalyse pendant 5, 10 ans ou plus, alors que la mise en place d’un problème s’opère dans la petite enfance, et ne prend que peu de temps comparativement.
On peut se demander alors pourquoi une cure analytique est si longue, alors qu’un adulte a beaucoup plus de ressources qu’un enfant.

Est ce la nature des pathologie traitées qui de toute façon nécessite du temps pour aboutir à un résultat tangible ? Est ce la théorie de la cure qui n’est pas suffisamment, élaborée ? Peut être est- ce l’ensemble des techniques utilisées qui n’ont pas l’effet escompté ?

En tout état de cause, le tableau ci dessous n’est pas une comparaison de la psychanalyse avec d’autres approches thérapeutiques. C’est simplement un questionnement sans complaisance sur l’inadéquation apparente entre les postulats du traitement analytique et les inconvénients des techniques utilisées.
Il est néanmoins évident que de nombreux psychanalystes et psychothérapeutes à orientation psychanalytique ont le bons sens et l’humanité nécessaire à l’exercice de ce métier.

 

Techniques
questionnées

 

Avantages

 

Inconvénients

 Le divan capricieux

 Favorise l’introspection sans être détourné par l’interaction avec le « psy »

 Installe le patient dans l’immobilisme physique et psychique

 L’omnipotence du pourquoi

 Invite à la compréhension

 C’est la recherche sans fin
du pourquoi du pourquoi

 
La neutralité illusoire

 Le « psy » ne « contamine » 
pas le patient avec ses propres idées
ou affects

 La neutralité est illusoire. Chaque « psy » génère de l’affectif, et communique quelque chose au patient

 L’interaction limitée

 Invite le client à l’autonomie

 La reconstruction psychique se fait à partir de projections et non d’une interaction engagée

 La distance silencieuse

 Invite le client à sortir de la
dépendance affective

 Génère la solitude et le désinvestissement
en l’humain

 Le silence distant

 Invite le client à sa propre pensée

 Génère l’errance, l’anxiété et les projections

 
La guérison de surcroit

 Compte tenu de tous ces avantages,
on se demande bien pourquoi
le patient ne guérit pas

 Compte tenu de tous ces inconvénients, on ne voit pas vraiment comment la guérison pourrait être au RV

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